Escale surprise à Borneo

Escale surprise à Borneo

Si la Malaisie n’était pas prévue dans notre programme d’origine, l’île de Borneo encore moins ! C’est en effet une surprise que Claire a préparée en catimini pour l’anniversaire d’Arnaud (29 ans le bougre !), notamment sur les bons conseils des sympathiques voyageurs de We Are Not Trees. C’est donc tout excités que nous débarquons à Borneo avec au programme la découverte du patrimoine naturel de cette île mythique.

#MinuteCulture : Borneo est la 4ème plus grande île au monde et est divisée entre la Malaisie, l’Indonésie et le Brunei. Elle fait malheureusement souvent l’actualité du fait de la déforestation en cours pour la production d’huile de palme (huile qu’on ne retrouve pas que dans le Nutella non non, il y en a aussi dans le dentifrice, le maquillage, les gels douche ou encore dans les biocarburants…). Pourtant la forêt primaire de Borneo abrite une biodiversité des plus importantes au monde et c’est justement ce patrimoine naturel exceptionnel que nous sommes venus découvrir – une toute petite partie bien sûr, nous manquions de temps pour explorer d’autres lieux de Borneo mais nous sommes d’ores et déjà convaincus que l’île mérite un voyage de plusieurs semaines pour en découvrir tous ses attraits.

Vue depuis notre avion en arrivant à Borneo

Kuching, la ville des chats mais pas que !

C’est à Kuching que nous établissons nos quartiers pour ce séjour, capitale de la région de Sarawak (nom de la région malaisienne Ouest de Borneo) et dont le nom en malais signifie « chat » 😺😊. On retrouve donc pas mal de références aux chats que ce soit avec des statues, des fresques murales et aussi évidemment quelques chats dans la rue, même si on a pas trouvé qu’il y en avait plus que dans d’autres villes.

Fresque murale à Kuching
Arnaud devant une des statues de chats

La ville en elle-même est plutôt charmante, et loin d’être bondée de touristes. On a aimé se balader dans les petites rues aux fortes inspirations chinoises, découvrir la gastronomie locale, regarder un match de rugby (dans la boue !), contempler les fresques, se retourner la tête à la Upside Down House (le principe est simple, tous les meubles sont montés au plafond comme ça on passe 1h à se marrer en faisant des photos à l’envers !) ou encore se balader sur les quais pour apprécier le coucher de soleil très impressionnant et chaque soir différent. Bref, on a vraiment apprécié l’ambiance détente de cette ville !

Notre 1ère soirée à Kuching
Kuching
La presse à Borneo
Sunset sur le waterfront de Kuching

Peut-être qu’on pourrait envisager une reconversion dans le cirque à notre retour… 😉

Et voilà !!

On a aussi essayé d’approfondir notre connaissance du patrimoine de la région en visitant le jardin des orchidées ou le musée de la culture et d’art du Sarawak, mais ceux-ci fermant 1/2h avant l’horaire indiqué sur internet, ce fut dans les deux cas une visite en mode express au grand dam de Claire qui a essayé de négocier auprès des gardiens du musée sans succès (ceux-ci voulant rentrer chez eux le plus tôt possible après la visite « imposée » des groupes qui en avaient manisfestement rien à faire du musée).

Orchidées à Kuching

La découverte du patrimoine gastronomique fut heureusement plus réussie, entre le kolo mee (Claire se mettant systématiquement à chanter « Call on me » quand on parlait de ce plat… #gogole), le mee kolok (attention nuance !), le laksa, le black pepper yellow noodles ou les kek lapis, nous nous sommes régalés !

#MinuteGastronomie : tous les plats évoqués ci-dessus sont des spécialités de la région du Sarawak à Borneo. Le kolo mee est un plat de nouilles fines de blé accompagnées de tranches de porc et d’herbes aromatiques ; le mee kolok est sensiblement la même chose mais servi en soupe, avec des pousses de soja et davantage de viande ; le laksa est une soupe de nouilles de riz (ou de blé, au choix) à base de lait de coco et d’épices, un délice ; le black pepper est une spécialité de la région, nous nous sommes régalés de plats à base de sauce au poivre dans le resto Borneo Delight 🙂 ; on a aussi pu goûter au rojak, salade d’ananas, concombre et autres crudités inconnues le tout assaisonnée d’une sauce salée sucrée, ou encore au gong pia, des petits burgers chinois parfumés au sésame ; enfin, le kek lapis est une vraie institution : il s’agit de gâteaux confectionnés à différents parfums le tout super coloré (à base de colorants chimiques donc…), on trouve ainsi des cakes tutti frutti, à la banane, au café, au chocolat, à la pastèque… C’est assez riche et esthétique, on a vraiment bien aimé prendre ça au petit déjeuner !

Enfin on a fini cette dégustation culinaire par un stop de plumeau au Commons Café dans un vieux bâtiment colonial. Installés confortablement dans un canapé au milieu des plantes tropicales et d’un joli mobilier en bois, rien de mieux qu’un bon café et un pineapple ginger iced tea accompagnés d’une part de gâteau à la pistache (« very good selection » d’après le serveur) ! 👌

Mais trève de culture et de bouffe, c’est avant tout pour la nature que nous sommes venus ici ! En effet Borneo abrite une biodiversité incroyable, notamment les fameux orang-outangs (signifiant l’homme des fôrets en malais) qu’on ne trouve qu’ici et à Sumatra. Autant vous dire qu’on a été gâté pour l’anniversaire d’Arnaud !

Le parc national Bako

Claire avait reservé une nuit dans ce parc national situé à environ 1h de Kuching (il suffit de prendre un bus jusqu’au terminal fluvial du parc à partir duquel on prend un bateau pour y aller). Ce parc d’une superficie de 27 km² est le plus ancien de Borneo (ouvert en 1957), il abrite de nombreuses espèces animales, notamment des singes assez originaux, les nasiques ! Nous espérions vraiment pouvoir les croiser durant nos balades dans le parc mais ceux-ci étant en totale liberté et assez peu nombreux (un peu moins de 300), rien n’était garanti.

Les habitations sur pilotis à Bako

Dès qu’on embarque sur le bateau, c’est changement d’ambiance ! Un panneau vous rappelle gentillement de ne pas aller dans l’eau sous peine de finir en repas de crocodile 😉. L’arrivée dans le parc par la plage nous transporte dans une ambiance de bout du monde.

Le parc national de Bako, à marée basse

A peine arrivés, nous déposons nos sacs au centre de réception du parc et partons faire un premier trail où il est a priori possible d’apercevoir des nasiques. Pour nous chauffer un peu, nous croiserons à l’arrivée quelques singes à longue queue malicieux en recherche de nourriture près des habitations, un cochon à barbe trop marrant, un varan et un serpent vert venimeux bien caché sur une branche qu’on trouve un peu moins marrant (en vrai cette bébête est très dangereuse).

Un cochon à barbe

Si ce premier trail (n°3 pour être précis) est plutôt facile car assez court (moins de 2km), la chaleur et l’humidité sont vraiment écrasantes. Le chemin nous emmène vraiment dans la jungle et le bruit caractéristique de cet environnement nous impressionne. C’est sur une plage que s’achève le trail et contrairement à nos espérances, nous ne croisons aucun nasique à l’aller comme au retour. #fail

C’est donc broucouille comme on dit dans le Bouchonnois que nous revenons vers le camp de base et allons entamer un deuxième petit trail (n°4) pour bénéficier d’un joli point de vue sur la plage principale.

Plutôt qu’une photo de la vue sur la plage, voici la vue qu’on a eue sur la forêt vierge

Nous allons ensuite récupérer les clés de notre logement pour la nuit qui on doit l’avouer n’est pas de dernière fraicheur mais fera bien l’affaire, surtout avec notre moustiquaire de compet. Beaucoup de logements semblent en rénovation voire abandonnés (aux singes) ce qui nous a un peu surpris. Concernant la nourriture, une caféteria propose un buffet que l’on a trouvé plutôt bon et à prix très correct.

Notre cahute dans la jungle

Cette petite pause logistique réalisée, nous partons vers un nouveau trail (n°2), assez court encore une fois et selon un gardien fréquenté par les nasiques. Le dernier bateau étant à 15h, les visiteurs d’un jour commencent à quitter le parc qui se vide alors drastiquement. On ne croisera personne sur ce trail ! Le début commence assez fort avec des bruits étranges dans les branches qui effraient Claire 😊. On pense d’abord à des singes à longue queue, puis on voit débarquer un cochon barbu qui traversera le chemin un peu plus loin, on comprendra finalement plus tard que c’étaient des nasiques…

A la recherche des nasiques

Bref nous continuons notre chemin (en fait on a du faire un aller-retour au camp de base car on avait oublié de s’enregistrer avant de partir, règle de sécurité primordiale en cas de pépin) et profitons de ce trail aussi très sympa. On croisera un gros crabe caché sous son coquillage et quelques insectes – notamment des termites en plein déménagement, c’est assez incroyable. Arrivés au bout du chemin, on débarque dans la mangrove (attention aux crocodiles). C’est alors qu’on entend des bruits dans les arbres situés bien plus haut sur une falaise : des nasiques !! Nous sommes comme des gosses même s’il est assez difficile de les observer, nous sommes trop contents et profitons du moment jusqu’à ce que des nuages noirs menaçant nous incitent à rentrer. A quelques centaines de mètres du camp de base Arnaud se fera un belle frayeur avec un énorme varan caché sous la passerelle qui détala à son passage. Et là de nouveau des bruits dans les branches ! On pense encore une fois à des singes à longue queue mais en cherchant l’origine des bruits on finira par se rendre compte que ce sont plein de nasiques ! Et ils sont tout près !! On est donc tout fous et on profite encore de longues minutes à les observer sauter d’arbre en arbre, c’est vraiment impressionnant.

Un nasique en train de se goinfrer de feuilles 🙂

C’est donc enjoués que nous rentrons pour une petite pause avant le dîner et la marche nocturne. C’était sans compter sur une dernière apparition de nos amis les nasiques ! Cette fois c’est sur la plage que l’on pourra en voir deux, à quelques mètres de nous seulement, tout tranquilles à déguster des feuilles dans les arbres !

Nasiques
Un nasique qui marche (pour une fois !)
Un nasique (toujours en train de manger !)

On va profiter de ces photos où l’on voit ces animaux pour vous en dire un peu plus sur eux : les nasiques sont une espèce endémique de Borneo. Ces singes ne ressemblent à aucun autre, ils ont un nez long et énorme (avec une forme bizarre, vous jugerez par vous mêmes…) leur donnant une apparence quelque peu ridicule mais surtout très marrante ! Leur pelage est de plusieurs couleurs, roux, blanc et gris. Les mâles ont un bidon tout rond (bizarre car ils ne boivent pas de bière mais peut-être parce qu’ils sont vraiment gloutons, on les a tout le temps vus en train de manger !) Et si on observe bien 😂 leur sexe est rouge et noir… Voilà vous savez tout !

Juste avant la tempête

A peine remis de nos émotions et après un gros orage, nous nous rendons après dîner à la marche nocturne organisée par les gardiens du parc. En groupe d’une dizaine de personnes, 3 rangers nous accompagnent dans la jungle de nuit et scrutent avec leur lampes les alentours pour nous montrer des petites choses très sympa : phasmes, araignées très rares (notamment une petite rouge et noire très dangereuse avec des cornes comme un buffle), oiseaux dont un martin pêcheur endormi sur une branche, petites grenouilles, mille pattes, fourmis géantes et criquets géants, serpent… Bref c’est hallucinant de voir toute la vie qui grouille la nuit et l’expérience est géniale avec les rangers qui semblent passionnés et fiers de pouvoir nous montrer tout ça ! On admire leur capacité à repérer tout ça dans la nuit. On rentrera après 1h30 de marche tout contents de notre journée.

Quand on dit qu’on a une moustiquaire de compet ! Le quotidien d’un tourdumondiste c’est ça et non pas d’être dans un hôtel de luxe !

Le lendemain matin, nous nous levons assez tôt afin de pouvoir faire un dernier trail (n°5 + 6) assez long (3h aller-retour) avant de rentrer en début d’après-midi. Il a bien plu la nuit et la matinée ce qui donne un visage complètement différent à la jungle. C’est le trail le plus beau du parc selon nous (en tous cas de ceux qu’on a faits) car on traverse différents environnements, de la jungle à la plage. Les racines des arbres faisant office d’escalier, nous faisons attention de ne pas tomber car la pluie rend tout ça bien glissant (parfois certains passages nous ont rappelé nos aventures dans le parc national Queulat au Chili, mais avec 25 degrés en plus et une sueur qui n’en finit pas de dégouliner !). Le trail nous fera passer par deux beaux points de vue dont un sur la superbe plage déserte qui termine le trail n°6 (malheureusement quelques déchets trainent un peu, ramenés par la mer – c’est aussi ce qu’on a pu observer sur la plage principale d’arrivée dans le parc).

Sur le trail n°6 après la pluie

Il est alors l’heure de rentrer mais c’était sans compter sur les nasiques qui nous feront un dernier coucou sur le chemin du retour 🙂

En route vers le bateau

On a vraiment adoré cette expérience au parc national de Bako, on ne saurait trop conseiller de passer par là si vous en avez l’occasion. La nature est reine dans ce parc et les sentiers sont vraiment bien balisés pour en profiter.

Au revoir Bako !

Semenggoh Wildlife Centre

Finissons cet article sur Borneo avec le clou du spectacle ! Borneo est mondialement connu pour ses orang-outangs, espèce de Grands Singes menacée de risque d’extinction notamment par la déforestation. Semenggoh Wildlife Centre est tout sauf un zoo, qu’on se le dise ; c’est un centre de conservation créé dans les années 70 avec pour vocation de recueillir des singes victimes de la chasse, de l’industrie du tourisme ou de particuliers qui en veulent comme animal de compagnie – on s’est aussi demandé si certains n’étaient pas des rescapés des dommages de la déforestation qui tue à petit feu les orang-outangs qui ne trouvent plus de forêt où vivre. De 11 singes, le parc abrite aujourd’hui 29 orang-outangs qui sont en totale liberté et semi-autonomie. Le centre réhabilite les orang-outangs dans leur espace de vie naturel à travers différentes étapes : « Kindergarten » pour les nouveaux arrivés, « école primaire » ensuite puis remise en autonomie. En effet les rescapés ont perdu leurs habitudes pour se remettre d’un coup à vivre dans la jungle, les rangers du parc doivent donc leur réapprendre des gestes parfois basiques comme pour se nourrir ou fabriquer un abris.

Par ailleurs, les rangers du centre proposent chaque jour 2 fois par jour de la nourriture aux orang-outangs, sur une plateforme dédiée. Cela peut paraître idiot dit comme ça mais il arrive en effet que les orang-outangs ne trouvent pas assez à manger dans la forêt, surtout lorsque la saison des fruits (octobre à mars environ) est finie. C’est donc sur ces créneaux privilégiés que le centre ouvre ses portes aux visiteurs, même s’il n’y a aucune garantie de voir alors des orang-outangs.

Le parc est donc ouvert 2 fois dans la journée, de 8h à 10h avec nourissage à partir de 9h puis de 15h à 16h avec nourissage à 15h. Nous avons fait le choix d’arriver tôt pour être sûrs de ne pas les louper. Il est possible de s’y rendre en bus ou en Grab (équivalent de Uber asiatique), nous avons choisi le Grab par sécurité, le bus n’étant apparemment pas toujours fiable.

Aperçu de la flore dans le centre

Bref dès 8h sur les lieux, nous sommes surpris de constater que pendant 1h nous sommes seuls. Nous en profitons pour nous rendre à la galerie où des explications sur la vocation du centre et sur les singes présents dans le parc sont présentés. On regrette un peu le manque d’informations quant au risque d’extinction de cette espèce (une seule petite affiche « ban deforestation » est apposée au mur) mais on pense que le sujet est délicat, l’huile de palme étant la première industrie du pays.

Pour le coup on fait la rencontre d’un crocodile, plutôt pas gentil !

#MinuteCulture : d’après le centre, les orang-outangs seraient au nombre de 30 000 à 50 000 dans la nature, on en compterait sur Borneo entre 12 500 et 20 000 (d’autres sources sur internet donnent des chiffres compris entre 70 000 et 100 000 orang-outangs dans le monde). Les orang-outangs font partie des Grands Singes Hominidaes, avec les gorilles, les chimpanzés et l’Homme ! Ils ont la particularité d’avoir des bras deux fois plus longs que les jambes ; les mâles, qu’on reconnaît à travers leur disque facial pouvant être énorme, peuvent mesurer jusqu’à 1.45m et peser jusqu’à 100 kg ! Ils sont 4 fois plus puissants que nous, les Hommes 🙂 À 60%, ils ne mangent que des fruits ; pour le reste ils mangent notamment des racines, des insectes, des fleurs ou encore du bamboo… Chaque jour (normalement), ils se construisent un nouvel habitat pour dormir, parfois plusieurs fois par jour quand ils se reposent après avoir été chercher de la nourriture. Enfin côté reproduction, il faut savoir que les femelles ne peuvent procréer qu’après l’âge de 10 voire 15 ans. Le temps de gestation est de 9 mois comme pour nous ! En revanche les femelles ne peuvent procréer qu’à 7-8 ans d’intervalle, ce qui fait qu’en moyenne elles donnent naissance 3 à 4 fois dans leur vie. Le nouveau né reste accroché à sa mère pendant au moins 2 ans, avant de pouvoir apprendre à se débrouiller seul – nous ne l’avons pas dit mais l’orang-outang est avant tout un animal solitaire. Enfin, l’espérance de vie des orang-outangs pour les femelles est en moyenne de 45 ans ; elle reste inconnue pour les mâles.

A 9h, certains visiteurs ayant opté pour le bus nous rejoignent, juste à temps pour les gardiens qui nous réunissent pour nous faire un petit brief avant d’aller à la plateforme où sont nourris les orang-outangs. Et là en l’espace de 20 minutes des bus débarquent lâchant leur flot de groupes de touristes venus juste pour se prendre en photo devant les orang-outangs… Revenons-en à eux d’ailleurs, c’est bien plus intéréssant.

A notre arrivée, un premier orang-outang est déjà là à déguster quelques bananes, nous qui avions peur de ne pas en voir du tout, nous sommes trop contents ! Puis finalement, après quelques appels, deux autres débarqueront. Une femelle allant même jusqu’à venir très près des visiteurs, obligés de lui laisser le passage. Ici c’est priorité à l’orang-outang !

Orang-outangs
Orang-outang
Orang-outangs

Pendant ce temps, un mâle énorme rejoint aussi la plateforme – on apprendra après qu’il s’agit de Annuar, 20 ans d’âge et 3ème mâle le plus important du centre, le mâle dominant étant Richie. L’arrivée est toujours impressionnante avec les arbres qui plient sous leur poids, et le public de visiteurs crie presque « Ouaaaah » à l’unisson tellement l’émerveillement est total.

Annuar
Annuar

On rigole en observant les orang-outangs, ceux-ci faisant des poses absolument incongrues en mangeant leurs bananes, patates douces ou noix de coco. Ces singes sont vraiment attachants (mais attention cela reste des bêtes sauvages, ils peuvent devenir violents) et les observer nous charme aussi bien qu’il nous alerte d’autant plus sur la dure réalité quant à leur avenir…

Easy le grand écart
En pleine action !

A 10h les gardiens du parc nous ramènent gentiment vers la sortie, l’heure est passée très très vite et en même temps on a vécu la chose de façon intense pour ne pas en perdre une miette. Nous rentrons donc du parc en bus vers Kuching, des souvenirs plein la tête et une envie certaine de faire plus attention à notre consommation de produits contenant de l’huile de palme. En attendant le bus pour anecdote, nous observerons avec consternation les minibus revenir du parking situé dans le centre et lâcher les groupes pour prendre un bus plus grand près de la route (faudrait quand même pas marcher 15 minutes pour voir des singes hein). Les bus qui attendent font tourner la clim à plein régime, voilà une bonne dose de pollution pour nos amis orangs-outangs quelques mètres plus loin dans la forêt…

De retour à Kuching, face à un très beau coucher de soleil

Voilà que nos 4 jours à Borneo se terminent. Nous aurons donc été comblés par l’observation des animaux sauvages et de la forêt primaire durant ce séjour, les orang-outangs étant la cerise sur le gâteau de cet anniversaire 🎂. Nous repartons de cette étape conquis et heureux par ce que nous avons vécu (mais malheureux dès que l’on voit des articles et vidéos sur les conséquences catastrophiques de la déforestation 🙁 tout en étant conscients de faire partie du problème avec notre mode de consommation. On a essayé de trouver des produits sans huile de palme ici mais c’est mission impossible…), prêts à retourner en Malaisie péninsulaire pour la suite de notre voyage.

Fin de nos aventures à Borneo !

Infos pratiques (taux de conversion : 10 RM = 2.08 euros) :

  • Vol Kuala Lumpur – Kuching (Borneo) : en promotion 32 euros avec Air Asia, 1h30 de vol environ
  • Pour rejoindre Kuching depuis l’aéroport : 10 RM en Grab, 20 minutes de trajet
  • Hôtel Sunset Homestay 2 à Kuching : 60 RM la nuit en chambre double avec sdb partagée, 78 RM pour une chambre double avec sdb. Certes les chambres sont sans fenêtre mais le staff est sympa, l’hôtel propre et l’espace commun plutôt bien avec thé et café à volonté (bon le café était dégueu mais on s’adapte) et possibilité de se faire à manger. On s’y est senti bien ! A savoir : depuis 2017, une taxe est à payer par chambre pour les étrangers, au prix de 10 RM par nuit.
  • Pour manger à Kuching : nous avons testé plusieurs boui boui de rue et le food court avec les locaux, on a aussi craqué pour un Burger King (3 euros le menu.. avec un burger steak sauce poivre noir vraiment pas mal) mais surtout on a élu le resto Borneo Delight comme notre QG : c’est excellent et pas cher ! Mention spéciale pour les black pepper yellow noodles et le jus de calamansi (petit citron vert délicieux) ! On a aussi acheté des Kek Lapis tous les soirs près du waterfront, il y a des boulangeries ou des stands directement dans la rue 🙂
  • Parc national Bako : prendre le bus 1A qui part du centre ville toutes les heures environ (les horaires au retour sont plus aléatoires…), 3.50 RM / personne pour environ 45 minutes à 1h de trajet. Ensuite il faut acheter son billet d’entrée au parc (20 RM / personne) et son ticket de bateau (40 RM aller-retour / personne). Les bateaux partent avec 6 personnes en moyenne, le dernier repart du parc de Bako à 15h. Pour avoir des infos sur les trails, il faut rejoindre le centre d’informations du parc juste à côté de la cafet, là aussi où il faut s’enregistrer au départ et au retour de chaque rando. Les trails connus pour observer des nasiques sont les n°2 et 3. En fait il suffit d’écouter les bruits dans les arbres pour les repérer, surtout le long de la grande passerelle en bois qui mène au trail n°2. Et le mieux selon nous est de rester dormir le soir, une fois passé 15h il n’y a plus personne quasiment dans le parc et les nasiques vont plus volontiers vers la plage en fin de journée ! Le logement sur place est assez rudimentaire car assez vieillot mais pour 50 RM la nuit (on peut aussi trouver moins cher ou un peu plus cher quand on veut une maison entière) c’était très bien. Les résa se font sur le site du parc. Il est possible de manger à la cafet sous forme de buffet, comptez entre 5 et 10 RM / personne le repas. Les bouteilles d’eau sont vendues à 4 RM. Pour la marche nocturne, RDV chaque soir un peu avant 20h au centre d’infos, la balade coûte 10 RM / personne, dure 1h30 et est absolument géniale ! Attention elle peut être annulée en cas de mauvais temps (fréquent sur Borneo où il pleut quasiment tous les jours). Quelques petits conseils selon nous : venez tôt, dormez sur place 1 nuit voire + pour bien profiter du parc, et ne prenez pas de guide car on voit finalement plein de choses par nous mêmes et tous les guides emmènent parfois de gros groupes aux mêmes endroits. Prenez aussi beaucoup d’eau car on a vite très soif, de bonnes chaussures pour marcher et un pantalon de rando pour éviter les piqûres sur les jambes, de l’anti moustiques, une moustiquaire pour dormir, une lampe torche pour la marche de nuit et si vous pouvez, des jumelles pour observer des nasiques !
  • Semenggoh Wildlife Centre : il y a des bus partant à 6h45 et 7h15 du centre ville de Kuching, mais pas toujours très à l’heure (idem sur le retour, les horaires ne sont pas toujours fiables) ; nous avons préféré prendre un Grab pour 26 RM, et environ 45 minutes de trajet. Prix d’entrée du centre : 10 RM / personne, le centre est ouvert de 8h à 10h et de 15h à 16h, les heures de nourrissage ayant lieu de 9h à 10h et de 15h à 16h. Toutes les boissons et la nourriture sont interdites sur la plateforme de nourrissage. Une expérience incroyable et incontournable selon nous ! Là aussi, pas besoin de passer par un tour groupé qui en plus coûte cher.
  • Musée du Sarawak : actuellement en rénovation.
  • Musée d’art et de culture du Sarawak : ouvert de 9h ou 10h selon les jours à 15h30, gratuit et intéressant !
  • Jardin d’orchidées : ouvert tous les jours sauf le lundi de 9h30 à 17h30, gratuit et très joli.
  • Pour observer le coucher de soleil : direction le waterfront ! Maps.me référence aussi un point de vue au bout du waterfront donnant un beau panorama sur la rivière et les montagnes

 

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