Sardine run à Moalboal, et autres histoires

Sardine run à Moalboal, et autres histoires

Nous étions il y a quelques jours sur l’île de Bohol, nous voilà maintenant à 100 km de là sur l’île de Cebu ! Pour vous aider à situer l’endroit, voyez plutôt l’île colorée en rouge sur la carte ci-dessous :

On ne change pas une équipe qui gagne : la joie des transports aux Philippines

Qui dit changement de destination dit transport, et comme on l’expliquait dans notre précédent article, les transports ne sont pas au top aux Philippines (enfin on s’attendait à mieux) ! Tanpis, on s’adapte ! Pour rejoindre Moalboal notre nouvelle étape de voyage, nous avons donc :

  • Pris un tricycle depuis la presqu’île de Panglao, pour rejoindre le port de Tagbilaran (environ 45 minutes de trajet),
  • Attendu 1h de pouvoir prendre le bateau,
  • Embarqué dans un fast ferry, quasi 2h de navigation dans un bateau surclimatisé comme partout dans ce pays (on voit d’ailleurs souvent des malls hyper climatisés et avec les portes ouvertes… la cata d’un point de vue écolo) en direction de Cebu City,
  • Là, nous avons débarqué dans la 2ème ville la plus importante du pays après Manille, clairement le trafic et la densité de population ne nous avaient pas manqué !! On est d’ailleurs arrivé en plein milieu d’un rassemblement politique, marrant. On a sauté dès qu’on a pu dans un taxi, pour rejoindre le terminal de bus… où on a attendu 30 minutes,
  • Puis, nous avons pris un bus local pour 3h de route, où ça secoue à tout bout de champ et surtout où tes yeux te piquent à fond en fin de trajet tellement l’air est pollué ! (on avait choisi l’option sans clim cette fois, donc nous étions cheveux au vent à la vitre pendant tout ce temps !)
  • Enfin, 2 Philippins nous ont embarqués sur leur moto à peine descendus du bus, pour nous emmener de Moalboal city à Moalboal la côte.

En tout, nous aurons donc mis 7h pour faire 80 km à vol d’oiseau 🙂 !

Arrrivée à Moalboal

Retour au calme

Après cet épisode transport, on était content de retrouver un peu de calme… en se posant à l’écart du « centre » touristique de Moalboal et en s’installant dans une chambre avec terrasse et micro cuisine dehors (et « salle de bain » pour nous sauf qu’on s’est aperçu plus tard que la douche était plutôt un micro-jet d’eau froide) chez Vivian Nipa Huts. C’était sans compter sur les mésaventures qui nous arriveraient un peu plus tard ici, mais pour garder un peu de suspense on vous laisse lire la suite de l’article avant d’en venir au fait !

Comme on avait envie de voir l’océan on s’est aussi empressé de déposer nos gros sacs et de filer voir la côte : ici pas de plages paradisiaques mais un  enchainement de resorts, hôtels, restos, bars, cafés, écoles de plongée… qui donnent sur une jetée où chacun peut à sa guise faire plouf dans l’eau – là aussi, on y vient dans quelques instants. C’est sur notre chemin qu’on a trouvé un spot bien cool, le Andi’s Talisay, un spot qui deviendra notre endroit favori pour les prochains jours puisque nous y aurons notre rituel quotidien entre 16h30 et 17h30 : boire des bières face au coucher du soleil. Et là, il faut reconnaître que c’était vraiment très beau et chaque soir avec des couleurs différentes !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Notre super spot : Andi’s Talisay

Une journée à barboter avec les tortues et… des millions de sardines !

Le lendemain, malgré une météo encore un peu compliquée (temps gris, un peu de pluie) nous avons profité de l’océan toute la journée. Nous étions comme des poissons dans l’eau 🙂

Munis de nos masques et tuba (un seul tuba, car comme on est radin on en a loué qu’un…) nous nous sommes retrouvés à peine loin de la jetée à barboter avec des centaines de poissons multicolores, de jolis coraux, mais aussi des serpents de mer (quelle horreur, ça fait flipper) et surtout avec plusieurs tortues ! #bienkiffant

Oh la jolie tortue !

Puis, quelques mètres plus loin, nous avons découvert ce pour quoi tous les touristes viennent à Moalboal : le « sardine run » ! On vous laisse imaginer : à 20m de la côte à peine, sur quelques mètres de large et de long, des millions et des millions de sardines qui nagent par banc sans que les baigneurs ne les fassent fuir… Avec leurs mouvements et leurs brusques changements de direction, c’est juste impressionnant et ça en donne presque le tourni ! Ces bancs de sardines sont protégés et il est strictement interdit de pêcher ici.

Avec des millions de sardines !
Sardines en mouvement

Pour voir les sardines en mouvement, n’hésitez pas à regarder ce petit extrait vidéo ci-dessous 😉

On profitera de cette session snorkeling toute la journée, hyper contents 🙂

Après une bonne journée

Excursion dans les environs : Kawasan falls et White Beach

Le lendemain, comme on a l’habitude de ne jamais trop rester en place, on a loué un scoot pour découvrir les environs : au programme, une petite visite des Kawasan falls puis de White Beach, une plage de sable blanc (comme son nom l’indique).

Néanmoins, on était tout sauf en forme pour cette sortie du dimanche car on a quasiment pas fermé l’oeil de la nuit la veille… à cause des cafards ! Et oui, ces merveilles de la nature nous ont bien pourri notre 2ème nuit à Moalboal : c’est en rentrant du dîner qu’un cafard ENORME est tombé sur le pied de Claire… Arnaud tout ahuri l’a alors poursuivi dans la chambre pour qu’on finisse par le tuer sans empathie aucune. Malheureusement, quelques minutes plus tard, on a du en tuer un autre… Et c’est en commençant à bouger notre lit qu’on a découvert ce qui ressemblait à de petits oeufs partout !! En fait notre chambre était juste dégueulasse, on ne sait même pas si les draps étaient vraiment propres (c’est là qu’un drap de soie devient ton meilleur ami), et on s’est retrouvé à faire le ménage à coup de balayette locale (faite de petites brindilles de bois) et de lingettes Cif qu’on avait achetées en Amérique du sud… On se serait bien passé de ça !

Parenthèse refermée, nous avons donc roulé un peu pour atteindre les Kawasan falls, des chutes d’eau visiblement connues dans la région. Mieux vaut y aller tôt le matin, mais pour nous c’était un peu compliqué du fait de notre mauvaise nuit… Et le dimanche, tous les Philippins du coin y vont puisque c’est une véritable attraction ! Il est possible d’y faire du canyoning, mais nous avons préféré seulement y marcher – en plus, c’était beaucoup moins cher et donc davantage dans notre budget. On s’était un peu renseigné sur d’autres blogs, et la vérité était bien là : la 1ère cascade est un enfer touristique puisqu’il est impossible de s’approcher de l’eau du fait de tous les parasols, tables, chaises etc qui envahissent la plateforme installée face aux chutes d’eau. Les gens s’entassent ici, la musique est à fond, ça en perd malheureusement tout son charme.

1ère cascade des Kawasan falls, ça donne envie non ?
Et en fait, devant la cascade, il y a tout ça !

Un chemin permet d’accéder à la 2ème cascade, un peu dans le même style mais déjà plus agréable. Puis, le chemin continue pour atteindre le 3ème lagoon, plus préservé et moins visité : ouf ! Cela dit, les Philippins dans leur passion du karaoké ne peuvent pas s’empêcher de mettre très fort la musique (genre « boum boum ») et ici, il faut payer pour tout ! Tu veux te garer ? Tu dois payer. Tu veux te poser à une table ? Tu dois payer. Tu veux faire un petit coup de corde pour sauter dans l’eau ? Tu dois payer… Ca nous a un peu soualés, mais on a quand même profité du lieu pour se baigner car il faisait très chaud déjà à 10h du matin. Et puis finalement, la vue sur la rivière entre la forêt et les palmiers était bien jolie aussi !

Plouf, dans l’eau !

De retour de cette excursion, nous avons remis le cap sur Moalboal en nous arrêtant au marché pour manger : ce midi au menu ce sera petits pains et gâteaux de la boulangerie (gâteau à la banane, gâteau au yaourt, cookies… le tout pour même pas 1 euro), bananes et 2 mangues, trop bonnes d’ailleurs !

Oh les gros durians !

Puis nous avons rejoint la White Beach. Là aussi, tu dois encore payer : un 1er péage te demande de l’argent pour pénétrer dans le « domaine », un 2ème arrêt te demande de payer pour laisser ton scoot sur un pseudo parking. Ce n’était pas la plus belle plage qu’on ait vue mais l’eau était quand même magnifique car bleue translucide avec le sable blanc ! Mais surtout, une fois le soleil revenu, il faisait tellement chaud qu’en à peine 2h sur place et malgré la crème solaire, on a cramé. On profitera du lieu pour marcher un peu le long de la plage, puis nous rentrerons nous poser pour un dernier sunset alcoolisé (soyons fous : 1 bière de 33cl chacun).

Ce diaporama nécessite JavaScript.

En bref, cette étape de notre séjour aux Philippines nous aura bien plu pour les fonds marins qu’on y a trouvés, et pour avoir retrouvé un peu de calme après notre déception à Panglao. 2 jours et demi ici étaient pile la bonne durée, de quoi se remonter le moral malgré nos histoires de cafards avant de reprendre la route et l’avion… direction Palawan !

 

Infos pratiques (taux de change : 100 pesos = 1,67 euros) :

  • Tricycle Bohol Coco Farm – port de Tagbilaran : 250 pesos pour 2
  • Ferry Tagbilaran – Cebu City : 2h de trajet, 500 pesos / personne
  • Taxi depuis le port de Cebu pour le South Bus Terminal : 60 pesos
  • Bus local Cebu City – Moalboal : environ 3h de trajet, sans clim mais fenêtres ouvertes, 107 pesos / personne
  • Mototaxi pour rejoindre le centre touristique de Moalboal : 50 pesos / personne
  • Vivian Nipa Huts à Moalboal : 800 pesos la chambre double avec sdb, terrasse et petite cuisine dehors, négociée à 700 / nuit. On regrette d’avoir pris trop vite cet hôtel étant donné la saleté du lieu !
  • Andi’s Talisay : petit spot extérieur pour boire des bières, manger des snacks et se poser la journée ou face au coucher du soleil, top !
  • Resto du Tipolo Beach Resort : entre 200 et 300 pesos le plat, 35 pesos le super bon thé glacé

Commentaires

Commentaires

5 réactions au sujet de « Sardine run à Moalboal, et autres histoires »

    1. Bonjour Delphine,
      Pour nous quand nous y étions en novembre il n’y avait aucun problème, on avait rien réservé chaque fois ou alors 1 ou 2 jours à l’avance. Venir sur place sans réserver permet aussi de négocier un peu les prix. En revanche durant la haute saison c’est peut être un peu plus compliqué… je ne sais pas malheureusement et je pense que cela dépend aussi du type de logement que vous recherchez.
      Je reste à votre dispo si besoin, n’hésitez pas !
      Bon voyage 🙂
      Claire

Laisser nous un petit commentaire

Scroll Up