La Serena & Coquimbo – à nous les fiestas patrias !

La Serena & Coquimbo – à nous les fiestas patrias !

Continuant à descendre en direction du sud du Chili, nous avons prévu une bonne escale à La Serena notamment initialement pour nous rendre dans la réserve nationale des manchots de Humboldt. C’était sans compter sur les imprévus et les bonnes surprises !

Mésaventures routières

Après notre superbe journée dans le désert fleuri, nous étions prêts pour nous rendre en soirée à La Serena. Notre bus prévu à 20h n’était malheureusement pas là et nous l’avons attendu près d’une heure. Une fois à quai, nous apprenons grâce à de sympathiques Chiliens qu’une panne nous empêchera de le prendre… Et qu’il faudra compter sur nos propres moyens pour trouver une solution de repli car la compagnie de bus Turbus est totalement débordé et désorganisé ! Aucune compensation possible, nous nous faisons rembourser. Par chance, un autre Chilien sympa nous propose de le suivre dans un autre terminal de bus pour acheter à la dernière minute des tickets, sachant qu’il reste 4 places dispo ! C’était certes plus cher mais heureusement on a tout de même pu partir et le bus (compagnie Andimar) était de meilleure qualité que celui que nous aurions dû prendre. Nous sympathisons avec un des stewards adorable qui s’émerveille devant nous quand on lui parle de notre tour du monde, et il nous partage quelques bons plans pour la suite de notre voyage en Patagonie ! Décidément, les Chiliens sont généralement vraiment très gentils.

Après 5 bonnes heures de trajet, nous arrivons enfin au terminal de La Serena et filons rejoindre notre hostal qui par chance se situait à proximité. L’accueil était un peu rustre mais à 3h du matin on était content de pouvoir se coucher !

A savoir : on ne saurait recommander une compagnie de bus plutôt qu’une autre, Pullman et Turbus étant toutes les 2 à la fois recommandées et déconseillées selon les avis qu’on nous donne… C’est sûrement une question de chance (ou de malchance) ! Une chose est sûre, les terminaux de bus chiliens ne sont pas du tout organisés ; et dans le bus il faut toujours faire très attention à ses affaires personnelles car des vols peuvent être commis.

Découverte de la Serena

Après une nuit relativement courte, nous nous retrouvons nez à nez avec un bon petit dej, le genre de truc qui fait tellement plaisir qu’on est déjà sous le charme de l’hôtel 🙂 On y restera d’ailleurs finalement 3 nuits, car on a profité d’être ici pour faire différentes excursions dont nous vous parlerons dans 2 autres articles :

  • La valle del Elqui
  • Le parc national de Humboldt
Notre petit dej à La Serena

La Serena est réputée comme une ville que les Chiliens apprécient beaucoup car il y fait bon vivre. C’est une ville très particulière car au delà de l’ancien centre ville historique, on y trouve une très très longue plage bordée de grands immeubles et à côté de laquelle il y a une sorte de no man’s land avant de retrouver des résidences et de grandes centres commerciaux. Nous n’avons pas pu tout voir ici mais nous nous sommes bien baladés, dans les petites rues piétonnes du centre, au marché (on a beaucoup aimé la feria de abastos), dans les immenses malls modernes et sur la plage. Nous avons aussi découvert un jardin japonais ! Et puis on a pu observer les locaux se préparer pour la fête nationale, ou autrement appelée ici les fiestas patrias. Plein de drapeaux chiliens viennent décorer les rues et les maisons, les petites filles portent des tenues traditionnelles et les boulangeries se font passer commande de milliers d’empanadas (plat typique un peu différent des empanadas argentines, les chiliens en consomment surtout en septembre à cette occasion et non toute l’année) !

Chaque soir, pour économiser un peu sur notre budget qui prend un peu cher ici mais aussi car on était vraiment bien dans notre hostel – mention spéciale pour un des réceptionnistes qui était tellement gentil avec nous -, on s’est fait à dîner en dégustant une bonne bouteille de vin rouge 🙂 c’est là qu’on réalise que la gastronomie française nous manque, et aussi que le vin chilien est très bon !

Dîner maison : empanadas de pino, salade de tomates et avocat, vin rouge

Coquimbo, une jolie surprise

Après nos excursions dans la valle del Elqui et à Punta de Choros (articles à venir), nous nous rendons à Coquimbo la ville jumelle de La Serena qui se trouve seulement à 10 km au sud de celle-ci. Tous les hôtels étaient pleins du fait des fiestas patrias, nous avons quand même réussi à trouver de quoi loger. En effet, à Coquimbo les festivités ont lieu pendant 5 jours (voire plus car la foire s’éternise après le 20 septembre), elles sont réputées comme les plus grandes de tout le Chili et regroupent des milliers de patriotes venus exprès pour l’événement parfois de très loin !

N’ayant aucune idée de ce à quoi nous attendre si ce n’est qu’on nous a dit à plusieurs reprises que se rendre à la pampilla (le lieu où a lieu la fête) était dangereux notamment la nuit à cause des gens qui peuvent être bourrés ou drogués, on s’est rendu à Coquimbo avant tout par curiosité. Et là on a clairement pas été déçu du voyage !

Première bonne surprise, l’hôtel qui est en fait une chambre chez l’habitant : on a été accueilli par Mario avec des bières et des olives bio pour l’apéro. En discutant avec lui nous avons compris que ses parents étaient retraités et avaient décidé sur son idée de transformer leur maison en maison d’hôtes depuis cette année seulement. Les échanges se font hyper facilement et même s’il est plus difficile de communiquer avec ses parents (ils parlent espagnol et ici les chiliens parlent extrêmement vite !) on se sent tout de suite comme chez nous.

Deuxième surprise, alors qu’on se rendait au supermarché pour faire quelques courses pour dîner, celui-ci était déjà fermé et alors la maman de Mario nous propose de nous faire le repas… et c’était super bon !

Troisième surprise, le lendemain on se voit servir un petit dej GARGANTUESQUE auquel on aurait jamais pensé… sans aucun doute le meilleur petit dej qu’on ait eu depuis le début du voyage ! Café, tartines, jambon, fromage, avocat (on en raffole), salade de fruits frais avec notamment de la papaye, et puis… du cake au parfum d’épices et du jus de goyave maison !! On était vraiment ravi, c’était trop pour nous.

En ce 18 septembre, notre objectif était d’assister au fiestas patrias à la pampilla, mais nous avons profité d’être à Coquimbo pour nous rendre sur différents spots que Mario nous avait recommandés. Tout d’abord le marché de poisson à côté du port, où l’on trouve des poissons comme on en a jamais vus, plein de fruits de mer et tout un tas de préparations faites dans les échoppes comme le ceviche par exemple. Nous n’avions pas du tout faim après notre énorme petit dej mais les restos du coin sont réputés comme bons ! Ensuite, nous avons déambulé dans les rues désertes de la ville, dans lesquelles on trouve plein du street art. Les petites maisons de façon générale sont très colorées, nous donnant un avant goût de Valparaiso. Puis nous montons à la Croix du IIIème millénaire, construite pour célébrer les 2000 ans de la naissance de Jésus Christ. C’est assez surprenant et pas forcément très beau selon notre point de vue, mais la croix offre un super panorama sur la ville et ses environs.

Direction les fiestas patrias !

Après ce petit tour, nous voilà prêts à célébrer la fête nationale chilienne ! Nous arrivons à la pampilla, les environs sont un peu craignos mais on voit plein de flics partout. De prime abord, la fête organisée ici nous fait penser à un énorme bordel comme les marchés que nous avons pu voir en Bolivie notamment celui de La Paz à El Alto (voir notre article sur le sujet). On trouve absolument tout et n’importe quoi, ça pue le charbon de bois partout et les enceintes crachent du reggaeton à plein régime !

Vue sur la pampilla

Nous décidons de goûter le terremoto (littéralement “tremblement de terre”) un cocktail réputé du Chili à base d’alcool de vin, sorbet ananas et grenadine. C’est très sucré et assez traitre, en général tout le monde en buvant ça finit bourré ! A peine notre verre commencé, nous tombons sur un autre bar où 3 chiliens sont trop contents que Claire les prenne en photo (son habitude de touriste) et nous voilà embarqués avec eux puisqu’ils nous offrent des verres de liqueur de vin (alternative au traditionnel pisco) et nous font boire de la chicha morada dans une espèce de grosse corne de vache ! Du grand n’importe quoi, ils étaient aux anges de voir des français et de nous faire des bises, on a bien rigolé mais on s’est échappé rapidement avant que ça ne parte en vrille 🙂

Pour avoir un aperçu des festivités, n’hésitez pas à regarder notre vidéo !

Un peu plus loin nous avons assisté à des jeux dont celui consistant à ce que les participants courent pour attraper un pauvre petit cochon lâché en liberté ! A cette occasion il s’est passé quelque chose d’improbable mais vrai : des journalistes d’une grande chaîne de télévision chilienne sont venus nous interviewer… On a dit un peu n’importe quoi mais on a trop rigolé !

Puis après avoir écumé tous les stands de bouffe, on s’est posé dans un “resto” pour manger un asado, des empanadas et une énorme portion de frites. Et comme si c’était pas assez, on s’est offert des pâtisseries typiques d’ici en guise de dessert… (spéciale dédicace à celui dont le surnom est JP Bacri si tu nous lis, c’est vrai qu’en fait ici on fait que bouffer !)

Ayant vécu assez selon nous ce que sont les fiestas patrias, nous avons décidé de quitter la pampilla pour nous poser à la plage de Coquimbo ; un petit air du temps de Bretagne en hiver et une ambiance décontractée de jour férié bien sympa.

Pour finir notre court séjour ici nous avons eu la chance de revoir Mario avec un de ses amis et ses parents. Nous avons alors dégusté un dessert typique concocté par sa maman, le mote con huesillo : une sorte de boisson qu’on sert froide, constituée de pêches marinées dans leur jus avec des grains de blé. Encore un moment authentique pour nous. Le lendemain nous aurons droit à un dernier petit dej incroyable avant de devoir partir… Claire était très émue quand la maman de Mario lui a fait un énorme câlin plein de tendresse.

Mote con huesillo

Notre séjour à Coquimbo était donc une des meilleures surprises que nous ayons pu avoir dans notre tour du monde, du moins depuis notre arrivée au Chili. La gentillesse et l’hospitalité de Mario et de ses parents nous ont fait tellement de bien, c’est le genre de coup de coeur humain qu’on aime avoir quand on voyage. On leur dit un immense merci !

Photo de famille 🙂

Infos pratiques :

  • Bus Copiapo – La Serena : 12 000$ / personne avec Andimar
  • Hostel La Serena à… La Serena : 22 000$ / nuit pour une chambre avec lits jumeaux et petit dej, 25 000$ / nuit pour une chambre double, sdb partagée – on recommande clairement cet hostal très bien entretenu, pratique, bien situé et où le personnel est très aimable
  • Prix d’entrée au jardin japonais : 1 000$ / personne
  • Minibus La Serena – Coquimbo : 750$ / personne, 20 minutes de trajet
  • Hostel Playa Herradura à Coquimbo : 24 000$ / nuit pour une chambre avec lits jumeaux et sdb partagée et incroyable petit dej, Mario nous a fait le même prix pour la chambre double et on s’est fait offrir à dîner… On recommande cette adresse les yeux fermés !
  • Colectivo pour se rendre au centre de Coquimbo : 600$ / personne
  • Prix d’entrée de la Croix du IIIeme millénaire : 2 000$ / personne

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